Los
Roques, l’archipel oublié
Dans la mer des
Caraïbes, au large du Venezuela, l’archipel de Los Roquès compte
quarante-deux îlots paradisiaques, protégés par l'une des plus
importantes barrières de corail de la terre.
Vue
du ciel, la troisième chaîne de corail au monde s’étend majestueusement.
Le bleu profond de la mer laisse place à un dégradé turquoise des plus
magnifique. Et des centaines de petits atolls issus de la mangrove, font
l’effet d’une mosaïque extraordinaire. Los Roques, archipel situé à 90
miles des côtes vénézuéliennes, couvre plus de 220 000 hectares. Il se
présente sous la forme d’un rectangle entouré par un atoll de corail et
composé de nombreuses baies, barrières de corail et îles, qui délimitent
une vaste lagune centrale. Des barrières de récifs se sont formées au
bord d’un plateau sous-marin dont la plate-forme étroite se situe à
environ 1 000 mètres de profondeur au sud et à seulement 10 mètres au
nord. C’est un milieu fragile, précieux, magique et vivant.
Ancien repère de pirate, l’archipel est un paradis
Comme par magie, tous les éléments sont réunis pour
faire de ce lieu un endroit idyllique. Les jours sont ensoleillés et
chauds, les nuits fraîches. Le thermomètre oscille entre 28 et 33°C
(avec des minima de 23°C en janvier). On a connaissance pour la première
fois de ce petit paradis en 1529, date à la quelle il figure sur une
carte espagnole. D’ailleurs, l’ancienne carte donnait déjà une
bonne topographie des lieux, inchangée aujourd’hui. Ce sont les mêmes
îles vues jadis par les navires des conquistadores, le même sable
immaculé sur le quel venaient autrefois se réfugier les pirates, ce même
ciel avec ses bleus intenses et cette même mer, irriguée de veines
vertes aux mille nuances…
Un parc
national protégé
Pour préserver le site du tourisme sauvage, de la pêche
abusive et de l’occupation non contrôlée des terrains, le Parc
national Archipel de Los Roques fut créé en août 1972. Aujourd’hui,
75 % de ce “désert immergé” est en zone protégée. Premier parc
national marin du Venezuela, la zone est exploitée pour la pêche
artisanale depuis plusieurs années et représente une manne touristique
extraordinaire. Sa désignation comme parc national avait donc été sérieusement
remise en question par les pêcheurs, promoteurs et autres vacanciers
qui y avaient construit diverses installations illégales. Aujourd'hui,
tous désirent préserver la richesse naturelle du lieu où s'épanouissent
cinq sortes de coraux.
Les récifs coralliens sont protégés par la Convention relative aux
zones humides d'importance internationale. qui concernent dix sites dans
le monde dont le Grand Cul-de-Sac Marin de Guadeloupe.

Ci dessus
mouillage aux Testigos
Ci contre mouillage à Tortuga