Économie
et tourisme
Le développement
économique de ces îles est en partie conditionné par leur statut
politique mais également par leur position géographique et leur attrait
touristique.
Les Iles
Vierges américaines (US Virgin Islands)
Bien que différentes par leur
urbanisation et la densité de leur population, elles disposent, dans
l’ensemble, d’infrastructures modernes et d’atouts naturels.
Le tourisme s’y est largement développé faisant de ces petits
territoires une extension exotique des rivages de la Floride.
·
Les B.V.I (British
Virgin Islands)
Toutes proches des
US.V.I, profitant de la même zone dollar et de la clientèle américaine,
les B.V.I ont joué à fond l’investissement touristique en ciblant
particulièrement le nautisme compte tenu d’un littoral exceptionnel
bordé d’une multitude d’îlots.
·
Les îles
françaises
La Martinique et la
Guadeloupe bien situées au centre de l’arc antillais bénéficient
également d’une politique d’aide au tourisme menée par la Métropole qui
a dynamisé les investissements hôteliers et nautiques.
Ces incitations, associées à un statut fiscal très particulier, ont même
transformé les dépendances de St Martin et St Barth en de véritables
petits “paradis fiscaux”.
Les îles
néerlandaises
Elles n’ont pas une situation économique uniforme.
Statia et Saba, îles minuscules peuplées de retraités, ne connaissent
qu’un développement touristique limité .
Par contre, Saint-Marteen, version hollandaise de l’île de St Martin,
dispose de vastes plages, d’un immense lagon, d’hôtels de luxe et de
casinos.
·
Les îles (ex)
britanniques
Devenues indépendantes
ou restées autonomes, elles sont chacune un cas d’espèce. En
l’occurrence, indépendance ou autonomie ne changent rien à leurs
affaires, le seul critère d’importance étant l’accès à la manne
touristique, qu’elle vienne d’ Europe ou d’Amérique. Et sur ce point,
toutes ne sont pas égales…
Nature
Géologie
MaMassifs
Volcaniques et Coralliens
A l’exception de la Barbade (Barbados),
de formation corallienne, située à l’Est, l’archipel antillais s’appuie
sur un socle montagneux formant un arc de près de 900 Km de long.
Les îles les plus récentes sont essentiellement de nature volcanique et
leur relief peut être assez varié et élevé.
Certains de leurs volcans sont définitivement éteints, d’autres, en
semi activité, ne laissent échapper que quelques “fumerolles” et vapeurs
de souffre.
Mais quelques uns se réveillent de temps à autre et leur éruption peut
provoquer d’importants dégâts et de nombreuses victimes.
Récemment, la Soufrière de Galway a détruit, pour partie, l’île de
Montserrat.
Faune et flore terrestres
L’archipel étant éloigné du
continent américain, une grande partie de sa flore et faune est issue
d’apports successifs dans l’ensemble des îles. Elle est donc assez
homogène entre ces îles.
La faune
La faune terrestre antillaise est
assez pauvre surtout en mammifères. Aujourd’hui, la plupart sont
protégés.
Les oiseaux sont les plus nombreux et se caractérisent par leurs
couleurs vives : le colibri ou oiseau-mouche au vol ultrarapide, les
perroquets dont le “Sisserou” devenu l’emblème de la Dominique, les
grandes frégates noires avec le jabot rougeoyant des mâles, les
différentes espèces de hérons et sur le littoral, les pélicans, habiles
pêcheurs.
Les batraciens et reptiles comptent plusieurs espèces : grenouille ou
gros crapaud (le“Chicken Mountain”) de Dominica, de nombreux lézards et
des iguanes.
Les serpents sont moins nombreux mais représentés par une variété très
dangereuse en Martinique et à St Lucia, le trigonocéphale ou “fer de
lance” à tête triangulaire.
Dans les quelques variétés de mammifères, nous trouvons le Racoon ou
raton laveur et l’agouti, un petit rongeur.
La flore
Les îles antillaises les plus
luxuriantes (Guadeloupe, Dominica, St Vincent, etc.…) offrent toute la
palette de la flore tropicale.
Les formations végétales varient suivant l’altitude et les
précipitations.
Les principales zones sont : la forêt humide, la forêt sèche, les zones
de broussailleux et d’épineux.
Les arbres sont nombreux et certains de leur bois sont précieux. Ils
sont souvent entrelacés de lianes et de fougères arborescentes formant
de grandes frondaisons végétales. Les cocotiers, espèce importée pour la
production des noix, ont proliféré et bordent de leurs palmes de
nombreux rivages et contreforts.
Sur le littoral, le mancenillier, arbre aux fruits dangereux et les
mangroves où s’entremêlent les racines des palétuviers.
S’ajoutent les végétaux des grandes cultures : bananiers, champs de
canne à sucre et tous les arbres à épices. On trouve une grande partie
de ces végétaux dans les nombreux parcs et jardins botaniques.
Faune
et flore sous-marines
Les récifs coralliens recèlent la
majorité des espèces de la faune et de la flore marine. Constitués de
micro-organismes, les polypes, ils se sont développés et accumulés au
cours des millénaires et forment de véritables barrières qui protègent
les côtes de nombreuses îles des vagues de l’océan.
Cet écosystème a un équilibre fragile et peut être mis en péril par la
pollution.
Les espèces de coraux sont très variées en forme et en couleur :
cerveau, corne d’élan, etc. où s’incrustent éponges et gorgones
(éventails de mer)…
La faune est très variée : invertébrés et coquillages mais
surtout les poissons.
Ils sont de deux catégories :
- Les sédentaires vivant dans les coraux (perroquet, baliste, coffre,
diodon, pagre, mérou, murène, capitaine, etc.…). Une grande partie est
herbivore.
- Les poissons pélagiques et carnivores croisant le long des côtes ou
séjournant temporairement dans les récifs pour attraper leurs proies :
barracuda, carangue, requin, raie, thazard, etc.…
Ces poissons ne représentent pas de dangers directs pour l’homme sauf
cas exceptionnel.
Par contre, certaines espèces sont toxiques

Climat
·
Température :
L’archipel est sous l’influence des
Tropiques. Les températures sont donc très élevées (entre 25° la nuit et
32° le jour) sans grande variation annuelle entre l’hiver et l’été.
Les différences de température sont
dues principalement aux périodes diurnes et nocturnes et au changement
d’altitude pouvant alors atteindre 10° et plus.
Température de la mer :
Compte tenu de la température élevée et constante
de l’air, la température de l’eau de mer se situe entre 25° et 30° et ne
descend jamais en dessous de 25°, même pendant la saison hivernale
Les alizés :
L’ensemble de la zone
est soumise au régime des alizés qui régulent aussi le climat.
·
Les saisons :
L’alternance des saisons se résume
à la saison sèche de décembre à avril (carême) et à la saison humide de
mai à novembre (hivernage).
Cette dernière se caractérise par des pluies (grains) plus nombreuses et
abondantes, la première l’étant par des vents alizés établis qui
conditionnent des précipitations plus rares et une température de l’eau
et de l’air un peu plus basse.
·
Précipitations et période cyclonique :
L’importance et le nombre des
précipitations est aussi fonction du relief de l’île qui retient les
masses nuageuses, et de son orientation (plus abondantes sur les côtes
au vent).
Le risque cyclonique se situe pendant l’hivernage de juin à novembre.
Lien météo (en anglais)
Renseignements
pratiques
Formalités:
Pour un séjour touristique et
limité dans les Petites Antilles, un passeport en cours de validité est
suffisant pour tout ressortissant d’Amérique du Nord ou de la CE.E.
Voir les renseignements pratiques de chaque île pour certaines
dispositions particulières.

Drogue
: Le contrôle contre le trafic et l’utilisation de drogues est
stricte (Iles Vierges - No Tolerance)
LesAnimaux
: Dans les îles ex-britanniques, l’importation temporaire d’animaux
domestiques est interdite même s’ils sont vaccinés.
· Décalage horaire
L’heure
officielle et constante aux Petites Antilles est de GMT – 4, soit un
décalage pour une grande partie de la C.E.E : - 5h en hiver et - 6h en
été.
Liaisons
aériennes
Vols
« long-courrier » : Les Petites Antilles sont assez
bien desservies et comptent 10 aéroports internationaux à vols
longs courriers qui relient l’Europe, l’Amérique du Nord, plus quelques
liaisons sur l’Amérique du Sud.
·
Liaisons
inter îles : Les
autres îles comportent, pour la plupart, des petits aéroports ou
aérodromes avec dessertes régulières inter îles par des compagnies
locales ou des vols par avions taxis.
Liaisons
maritimes
Liaisons
transatlantiques :
Certains navires de
commerce prennent un nombre limité de passagers à partir de ports
européens (Le Havre, etc.…).
Liaisons
inter îles :
Les liaisons maritimes
pour passagers entre les îles se sont développées. Des bateaux, certains
à grande vitesse, assurent des services réguliers entre certaines îles
d’une même zone.
Poste / Télécommunications
Dans les îles aux infrastructures et services
développés, on trouve des services de poste dans toutes les
agglomérations principales.
Pour les télécommunications, ces mêmes îles disposent de centraux (Cable
& Wireless, etc.…) pour les liaisons téléphoniques et fax, ou de cabines.
Mais dans ce domaine tout change très vite.
Devises utilisées
$ U.S
dans les Iles Vierges (B.V.I et U.S.V.I).
$ E.C.
(East Caribbean) : monnaie officielle dans les îles ex-britanniques
excepté Barbados.(Parité liée au $ U.S : 1 U.S = 2,5 $ E.C.)
Le $ U.S y est également accepté sans problèmes.
$ B.
(Barbados) : monnaie spécifique à Barbados. Le $ U.S y est également
accepté.
€ Euro,
devise officielle des îles françaises. Dans les dépendances de St Martin
et St Barth, le $ U.S est aussi utilisé que l’Euro.
Le florin
antillais (NAF) ou guilder, devise officielle des îles
hollandaises, mais le $ U.S est la monnaie usuelle
Hébergement et
restauration
·L’hébergement
dans les îles “touristiques” offrent des structures d’accueil variant de
l’hôtel haut de gamme aux gîtes les plus modestes.
Dans ces îles, les catégories et les tarifs sont à peu près identiques
aux normes européennes.
·La
restauration : Si la cuisine antillaise est variée (et
souvent savoureuse) grâce à ses produits et certaines influences
extérieures, elle n’est pas uniforme dans toutes les îles.
Très américanisée aux Iles Vierges, aux menus très locaux dans les îles
ex-britanniques, elle prend surtout toute sa saveur dans les îles
françaises grâce à son heureux mariage avec les spécialités françaises
ou indiennes.
Activités
sportives
Elles sont nombreuses vu
les caractéristiques naturelles des îles et leurs aménagements.
· Activités
terrestres : Le golf
est très pratiqué, grâce aux nombreux “greens” ainsi que le tennis et
l’équitation. Les
randonnées pédestres sont nombreuses à travers les sentiers ou “traces”
sillonnant les reliefs et les parcs naturels.
Activités
nautiques : Dans ce “paradis de la voile”, la
navigation de plaisance est l’activité nautique
principale, mais la
richesse des fonds marins a entraîné un grand développement des
activités subaquatiques, de clubs de plongée mais aussi de réserves
marines. Les plans d’eau protégés et la régularité du vent facilitent la
planche à voile.
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